Une réflexion

A la fin de mes années collège, je me suis découvert une passion pour la couture. Après avoir choisi de continuer mes études dans le modélisme, j’ai travaillé pour plusieurs entreprises qui m’ont ouvert les portes du monde de la mode et du textile. Pendant ces années, le projet Aboodabi trottait dans ma tête, mais n’était pas encore bien ficelé. Je ne savais pas vraiment où cela me mènerait et j’hésitais à prendre ce rêve au sérieux.

Un déclic

Il y a environ un an, en discutant avec ma sœur, Aboodabi s’est imposé à moi : mais oui, elle était là l’idée ! Récupérer tous ces textiles qui partent à la poubelle et leur donner une nouvelle vie. Moi qui n’étais pas en accord avec l’impact écologique que peut avoir le monde de la mode, je venais enfin de trouver la raison d’être de mon métier. Je ne voulais plus aller en Asie pour vérifier que les ateliers travaillent bien tout en découvrant les conditions de travail misérables, et pour négocier des prix qui sont déjà tellement bas. J’ai alors quitté mon travail début 2020 pour me consacrer pleinement à ce projet qui me tient à cœur : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! » pour reprendre la formule de Lavoisier.

Autrement dit: rien ne sert de créer de la matière lorsqu’il y en a déjà tellement juste là, sous nos yeux, et qui ne demande qu’à revivre plutôt que de partir à la poubelle.

Un concept

J’ai donc décidé de créer mon entreprise sur le concept de l’upcycling.

L’upcycling, c’est quoi ?

L’upcycling, ou « surcyclage » en français, consiste à créer un produit de qualité et d’utilité supérieure à partir de matériaux de récupération. On dit que l’on recycle alors « par le haut ». En plus d’être éco-responsable, l’upcycling met en valeur la création unique et artistique des objets ainsi obtenus. Il permet de transformer un objet devenu inutile pour lui donner une nouvelle vie et ainsi prolonger son existence.

Les étapes de l’upcycling chez Aboodabi

L’esprit Aboodabi c’est de récupérer toutes sortes de textiles abîmés, troués, tâchés, voire même démodés, qui sont sur le point d’être jetés puisqu’ils ne sont ni mettables ni vendables en l’état. Je trie cette matière première en ne conservant que les parties qui sont en très bon état, et je compose mes modèles à partir de cette matière. Chaque modèle est donc unique et composé d’un assemblage de plusieurs textiles (par exemple, 3 jeans troués peuvent être transformés en sac, un rideau démodé peut être transformé en veste, une tunique tachée peut être transformée en jupe, etc…). Je récupère également des chutes de tissus chez des tapissiers : https://www.sabineguillaud.com/ et http://www.dunsiegealautre.net/. J’utilise leurs chutes de tissus notamment pour créer des rabats de sacs en bandoulière, ce qui permet d’avoir de très jolis tissus, mais également pour la création d’accessoires comme des boucles d’oreilles ou de l’ameublement et notamment des poufs.